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Comment Culture Miel évalue la qualité de vie au travail

Spécialisée dans la vente de miel, Culture Miel, dirigée par Thierry Lauvergeat, propose tous les deux ans un baromètre à ses salariés, pour évaluer l’amélioration de la qualité de vie au travail.

Depuis 2018, l’entreprise de Villemandeur (Loiret) utilise un baromètre maison pour recueillir les impressions des salariés.

«Il y a quelques années, nous avons travaillé avec le cabinet de développement durable Osmoze pour définir nos engagements RSE, confie Thierry Lauvergeat, dirigeant de Culture Miel. Cette démarche, menée avec nos salariés, a abouti à la création d’un baromètre pour suivre notre plan d’amélioration de la qualité de vie au travail, qui a été soumis à nos 27 salariés, pour la première fois, en 2018. » L’outil est un grand questionnaire papier, qui alterne les sujets auxquels est attribuée une note, des questions fermées et des espaces de propositions. Il s’intéresse aux conditions de travail : confort, matériel suffisant, rythme, stress, relations avec ses supérieurs, EPI, formation aux règles de sécurité et sanitaire, propreté des locaux, entretien des extérieurs… mais il questionne aussi les salariés sur leur plaisir à venir travailler, l’impression que leur activité est reconnue, qu’ils sont utiles à l’entreprise, qu’il y a de l’entraide entre collègues, que les objectifs semblent réalisables et sur ce qu’ils pensent des avantages sociaux.

Un outil pour avancer

En matière de développement durable, les collaborateurs peuvent donner des idées pour mieux trier les déchets, faire baisser la consommation d’énergie, de papier, de carburant. Ils peuvent aussi dire s’ils adhèrent à la démarche « C’est Qui le Patron ?! », dont l’entreprise fournit le miel depuis 2018, et au Fonds de sauvegarde des abeilles, alimenté par 0,11 € versé pour chaque pot vendu. Ces questionnaires sont anonymes et dépouillés en interne.

À la suite du premier baromètre, de nouveaux outils de management ont été mis en place et ont significativement amélioré les conditions de travail, comme la création d’un comité supply chain, qui se réunit chaque semaine. Quatre groupes de travail ont aussi été créés sur la communication interne, la reconnaissance et la valorisation, les conditions et l’environnement de travail, et enfin le développement durable.

Pour mieux informer les salariés, il a ainsi été décidé de diffuser­ à tout le monde les comptes rendus des comités de direction, de RSE et les points techniques supply chain hebdomadaires. En 2020, un CSE a été créé. « En termes de reconnaissance et de valorisation, nous avons entrepris en 2019 la mise en place d’un compte épargne-temps, d’un plan d’épargne retraite et du versement d’un intéressement, poursuit Thierry Lauvergeat. Tout a été retardé à cause du Covid, mais ce devrait être finalisé en juin 2021. »

Pour le volet environnement, Culture Miel a rejoint un groupe d’écologie industrielle et territoriale, afin de trouver des solutions pour valoriser ses déchets. Un jardin potager entretenu collectivement, proposé par un salarié, verra bientôt le jour. Un nouveau groupe de travail réfléchit aussi au passage à un rythme de travail de quatre jours par semaine.

Un deuxième baromètre a été établi et proposé, fin 2020, par les deux cheffes­ de projet RSE. Les ré­ponses sont en dépouillement. « Je souhaite que cette démarche nous mène, avant 2022, à l’obtention du label “PME à mission”, avec l’engagement d’être au service des autres et de ne mettre sur le marché que des produits bons pour la santé. »

Florence Jacquemoud
Devenir une PME à mission

La qualité de société à mission est inscrite dans la loi Pacte de 2019. Elle correspond à une labellisation des entreprises qui se dotent ainsi d’une « raison d’être » et peuvent afficher et garantir le respect d’engagements altruistes sociaux, territoriaux ou environnementaux.

Toutes les sociétés, quelle que soit leur structure juridique, peuvent­ en bénéficier.

La notion de « raison d’être » doit être inscrite dans les statuts et déclarée au greffe du tribunal de commerce.

Pour les entreprises de moins de 50 salariés, un comité ou un référent de mission est désigné.

Un organisme tiers indépendant vérifie la poursuite des objectifs.

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