« Aux États-Unis, nous avons des applications de chargement automatique de camions avec le dernier-né de notre gamme d’AGV* », souligne Laurent Depont, directeur commercial chez B2A Technology, fusion d’Alstef et de BA Systèmes. Même si cette solution est pour le moment marginale, elle est révélatrice des évolutions techniques et des possibilités qu’elles offrent pour simplifier, optimiser et fiabiliser la fonction intralogistique. Jusqu’à présent lourd en effectif, le métier de la gestion des flux de marchandises bénéficient de toutes les attentions. Le développement du e-commerce exacerbe la demande en solutions automatisées. L’essor de l’offre de petits robots mobiles illustre parfaitement le phénomène : capable de se déplacer suivant les trois axes, le robot mobile Skypods du lillois Exotec témoigne du haut niveau technologique appliqué à l’intralogistique. »

Pour les AGV gestionnaires de palettes, de nouvelles occasions s’ouvrent aussi en substitution de transstoc-keurs. En effet, Fenwick, par exemple, se positionne avec ses chariots tridirectionnels automatiques jusqu’à 14 mètres de hauteur. Il faudra cependant débourser près de 100 000 euros pour l’acquérir mais, au prix d’un poste de cariste sur deux, le retour sur investissement est de deux ans. L’avenir dira aussi si des constructeurs vont parier sur une explosion des ventes et baisser leurs prix, en sachant que plusieurs d’entre eux sont des entités de groupes fournisseurs de magasins automatiques... En attendant, les entreprises à capacité d’investissement insuffisante pourront se rabattre sur des solutions semi-automatisées, telles celles que présente Still avec des systèmes d’aide à la conduite pour accroître la productivité sans pour autant se passer de l’opérateur.

Pour les industriels qui demeurent attachés à leur personnel, l’ergonomie s’intéresse – il était temps – à rendre les tâches de préparation de commande moins pénibles et beaucoup plus sûres. L’heure est aussi à l’aide des opérateurs par des équipements d’assistance physique. Le but est de réduire le taux d’accidents et de préserver la santé des salariés le plus longtemps possible. Dans ce cas, les investissements pour se procurer un exosquelette de deuxième génération sont plus mesurés, environ 5 000 euros.

Denis Lemoine

*AGV : Automatic Guided Vehicles ou véhicules à guidage automatique.