Volaille. En 2018, d’après les estimations de la profession, la production française de foie gras devrait s’élever à 16 360 tonnes, en hausse de 49 % par rapport à 2017. Après deux années de crise intense, elle tend à se rapprocher du niveau de 2015, avant les deux épisodes d’influenza aviaire. « Environ 31 millions de canards gras devraient être élevés selon les nouvelles conditions de biosécurité, contre 23 millions l’an dernier, 29 millions en 2016 et 37 millions en 2015 », comptabilise Marie-Pierre Pé, déléguée générale du Cifog, le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras. Si la filière se déclare « plus robuste » pour faire face aux futures épizooties, les coûts de production sont aussi plus importants. Parmi les nombreuses mesures prises, une base de référencement permet d’identifier et de localiser tous les élevages. La démarche volontaire de progrès en matière de bien-être animal « PalmiG confiance » s’enrichit aussi d’un volet sanitaire.