Les autorités sanitaires ont été informées de la contamination par des salmonelles (Salmonella sérotype agona ) de 20 jeunes enfants âgés de moins de 6 mois dans 8 régions différentes.

Les premiers résultats des investigations menées par Santé Publique France, en lien avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour identifier les aliments concernés par la contamination montrent que les 13 enfants dont les familles ont été interrogées à ce jour ont tous consommé du lait infantile 1er âge issu de productions élaborées entre mi-juillet et fin novembre sur un même site de production du groupe LNS (Lactalis).

En conséquence, l’entreprise, en lien avec la DGCCRF et la DGS, a procédé, ce jour, au retrait et au rappel de tous les produits concernés. Elle met également à disposition des parents un numéro vert 0800 120 120 (ouvert de 9h00 à 20h00) pour répondre à leurs interrogations.

Les 12 lots concernés sont, à ce jour :

Lait Picot SL sans lactose, 1er âge 350g :

- LOT : 17C0012344 - DLUO 15/02/2019

- LOT : 17C0012877 - DLUO 01/06/2019

- LOT : 17C0013216 - DLUO 18/09/2019

- LOT : 17C0013549 - DLUO 29/09/2019

Lait Pepti Junior sans lactose, 1er âge 460g :

- LOT : 17C0012512 - DLUO 14/09/2018

- LOT : 17C0012856 - DLUO 01/12/2018

- LOT : 17C0013179 - DLUO 01/02/2019

Lait Milumel, Bio 1er âge 900g, sans huile de palme :

- LOT 17C0012592 – Date de durabilité minimale : 03/04/2018

- LOT 17C0012845 – Date de durabilité minimale : 22/05/2018

- LOT 17C0012848 – Date de durabilité minimale : 26/08/2018

- LOT 17C0012960 – Date de durabilité minimale : 12/09/2018

- LOT 17C0013084 – Date de durabilité minimale : 13/10/2018

Les autorités sanitaires demandent aux parents qui disposeraient encore de boîtes de ces lots de ne pas les utiliser, qu’elles soient neuves ou déjà entamées.

Ils doivent prendre contact avec leur pédiatre ou leur médecin pour se voir conseiller ponctuellement un lait de remplacement, notamment pour les bébés allergiques aux protéines de lait. Dans l’attente, ils peuvent se rendre en pharmacie où un lait de substitution leur sera proposé. La Société Française de Pédiatrie, sollicitée en urgence, a émis des recommandations en ce sens (consulter la liste de laits de remplacement possibles).

Les boites de lait de ces marques non concernées par le retrait-rappel (autres numéros de lots) peuvent être consommées.

Ces recommandations ont été transmises aux médecins généralistes, pédiatres ainsi qu’aux pharmaciens.

Les infections à Salmonella agona surviennent dans les 3 jours suivant l’ingestion, et provoquent des gastro-entérite avec des vomissements, une diarrhée parfois sanglante, et fébrile dans la majorité des cas. L’apparition de ces signes chez un nourrisson doit conduire les familles à consulter un médecin.

Analyses avant mise sur le marché conformes

Dans un communiqué du 3 décembre, LNS (Lactalis Nutrition Santé), a exprimé « ses profonds regrets à l’ensemble des parents dont les enfants auraient pu être tombés malades suite à la consommation de certains laits infantiles issus de son unité, et ses souhaits de prompt rétablissement aux jeunes enfants ».

LNS déclare mettre tout en oeuvre pour trouver les causes éventuelles de contamination et confirme que « toutes les analyses réalisées sur les lots [Ndlr. incriminés] avant mise sur le marché n’ont révélé aucune contamination à salmonelles ».

Le groupe Lactalis précise également que « le plan de contrôle mis en place par LNS va au‐delà des demandes règlementaires afin de s’assurer de la stricte qualité des produits mis sur le marché et que, depuis le 1er janvier 2017, ce sont plus de 2600 analyses – toutes conformes ‐ qui ont réalisées par un laboratoire indépendant et accrédité. L’ensemble des boites de ces douze lots font dès à présent l’objet d’une analyse afin de déterminer les causes éventuelles de la contamination ».

LNS s’engage par ailleurs, en lien avec les autorités de santé et la DGCCRF, à apporter toutes les explications sur l’origine de ces éventuelles contaminations dès que les résultats de ces analyses seront connus.

Laurent Bénard