Après plusieurs années de croissance externe déterminée, Delpeyrat initie son premier désengagement. Faute de n'avoir pu reprendre Marie (avec Findus) ou Spanghero, la filiale de Maïsadour cède à Tallec ses activités de plats cuisinés en GMS. Elles représentent près de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 205 salariés que le charcutier breton (30 millions d'euros de chiffre d'affaires) conservera avec les deux usines de Chinon (dans l'Indre-et-Loire, issue de la reprise de la branche traiteur de Loeul et Piriot) et d'Agen (Lot-et-Garonne, ex-Magicien Vert).

"Nous pesions trop peu avec notre marque Delpeyrat sur ce marché", explique Frédéric Oriol, directeur général de Delpeyrat, précisant que 80 % de ces 6 000 tonnes restaient destinées aux rayons coupe. En revanche, l'usine de Thouars, dans les Deux-Sèvres, provenant également de Loeul et Piriot, est conservée depuis qu'elle a été restructurée pour se focaliser sur la RHD. "Avec Sarrade, elle nous permet d'apporter une offre globale à la restauration", justifie-t-il.

Delpeyrat n'abandonne pas pour autant sa politique de diversification puisqu'elle s'apprête à lancer une gamme de tarama, pour l'heure sous-traitée. D'abord commercialisée en exclusivité dans deux enseignes, elle vise une place de "challenger pérenne", selon Dominique Duprat, directeur général adjoint. C'est d'ailleurs la plupart du temps la place qu'a su s'octroyer la marque en jambon sec, en magrets, en foie gras ou en saumon fumé. Ses parts de marché ont progressé favorablement en 2014, et ce malgré une atténuation de la politique promotionnelle pour se concentrer "sur le travail de fond de chaque catégorie".