Pierre Martinet envisage d’ouvrir de nouveau son capital à hauteur de 10 % environ. « Cela pourrait nous redonner de l’élan », explique le « traiteur intraitable », tout en avertissant : « Je ne suis pas vendeur et réserve, éventuellement, ma place à ma fille de 18 ans. » L’instant est plutôt bien choisi puisque l’entreprise a connu une forte croissance en 2017, avec un chiffre d’affaires en hausse de 14 %, à 159 millions d’euros, de même que ses volumes, à 75 000 tonnes environ (des salades traiteur pour plus de 95 %). Elle investit chaque année cinq millions d’euros dans ses six usines.

Un nouveau directeur général adjoint rejoint l’entreprise iséroise début avril : Olivier Terme, venu de chez Sony, qui sera notamment chargé du développement international. L’export, vers l’Espagne notamment – où un développement industriel pourrait être étudié –, ne représente encore que 5 % de l’activité, une part que Pierre Martinet voudrait porter à 10 %. D’autant qu’en 2018 Pierre Martinet prévient déjà que la production, trop peu rentable, de près de 7 000 tonnes, de produits pour la MDD sera stoppée. Une perte qu’il faudra combler en encourageant aussi la croissance de la marque, qui représente 50 % des ventes en France.

C’est pourquoi Martinet lance des innovations. Sa gamme Végétal accueille trois nouvelles références, dont deux sans gluten (semoule de maïs-riz ou quinoa aux légumes), auxquelles s’ajouteront deux nouvelles recettes de snacking. Si l’entreprise signe toujours des smoothies de légumes ou des gazpachos, elle relance ses boissons au thé vert avec une marque spécifique : Mart & Co. Cette année, Pierre Martinet fête ses cinquante ans d’entrepreneuriat, après avoir repris, en 1968, une boucherie-charcuterie à Jujurieux, dans l’Ain.