En 2019, le marché des soft drinks a suivi la tendance du « moins mais mieux » observé dans de nombreuses catégories alimentaires, avec une diminution de ses volumes de 2,2 % mais une hausse de son chiffre d’affaires de 3,2 %. Des produits plus valorisés ou de plus petits formats (notamment encouragés par Coca-Cola) en ont profité.

Leader de marché hors colas avec 34 % des ventes (volume et valeur), Orangina Suntory France reconnaît une année « mitigée » avec une baisse de 7,4 % en volume et de 3,7 % en valeur. La cause proviendrait du retour de Coca-Cola dans les étals de Leclerc dont il avait été banni et de l’impact de la loi Egalim sur les promotions. La moitié des pertes de volume liées aux promotions sur ce marché n’auraient pas été retrouvées en fond de rayon.

Ces deux impacts disparaissant, la filiale du groupe japonais Suntory vise une croissance de 3 % en volume cette année. Elle compte notamment sur ses différents lancements, « grâce à une R&D basée en France qui nous permet de nous adapter au marché français », explique Mickael Motin, directeur commercial. Cela passera par le développement d’une offre bio pour sa marque d’eaux de thé May Tea ou l’extension de sa gamme de boissons aux fruits O’Verger signée Oasis… Elle fournira également un effort renouvelé en publicité avec le retour de Pulco (par ailleurs déclinée en canettes), la poursuite d’Orangina ou un nouveau film Oasis.

Elle met aussi en avant ses objectifs en matière nutritionnelle (baisse du taux de sucre de 25 % et suppression intégrale des arômes et colorants artificiels d’ici à fin 2020) ou les efforts déjà réalisés en matière de consommation d’eau (- 20 % depuis 2006), d’émissions de CO2 (- 35 % depuis 2007), d’écoconception (avec l’adoption d’un éco-calculateur) et, bien sûr, de matériaux d’emballage (consigne en verre avec Loop, 20 % de rPEt, avec un objectif de 50 % en 2025 et de 100 % de plastique « durable » en 2050)…

En 2019, Orangina Suntory France a réalisé 900 millions d’euros de chiffre d’affaires environ, dont 650 dans le commerce, 200 en hors-domicile et 50 pour du co-packing. Elle exploite quatre usines en France : La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Donnery (Loiret), Meyzieu (Rhône) et Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse). Et vient de se doter d’une « école de l’industrie », à l’image des écoles de vente.

B. J.