Une nouvelle réunion du comité de suivi des relations commerciales s’est tenue la semaine dernière, comme prévu (voir RIA News n° 693). Se voulant toujours positif, le gouvernement note « un effort de transparence » et « une amélioration mesurée de la qualité de la négociation ». Il reconnaît toutefois une déflation des tarifs, « à relativiser néanmoins par rapport à la présentation de certains acteurs ». Il pointe cependant que « la prise en compte de l’évolution des coûts des produits agricoles, bien que améliorée, reste à un niveau insuffisant », regrettant que « les discussions sur les tarifs semblent prendre le pas sur les actions de valorisation des produits ». Et d’assurer que « la DGCCRF va maintenir une pression de contrôle élevée ». Cette dernière a d’ailleurs estimé que la fameuse promotion réalisée par Intermarché sur le Nutella (voir RIA News n° 692) relevait de la revente à perte. Et elle a procédé hier à une perquisition chez Leclerc.

Le point de vue de l’Ania, de Coop de France, de la FNSEA et de l’Ilec était moins mesuré, en appelant à l’État « pour faire respecter la loi et sauver la filière alimentaire et, avec elle, l’esprit des EGA avant qu’il ne soit trop tard ». S’exprimant dans un communiqué commun, ces organisations estimaient qu’à huit jours de la fin des négociations (tombant jeudi 1er mars), « la charte signée le 14 novembre dernier par tous les acteurs de la filière est bafouée ». La Feef regrettait également « des négociations commerciales toujours tendues et caractérisées par des demandes de baisse de prix ».

Du côté de la grande distribution, la FCD affirme au contraire que « la distribution joue le jeu des EGA ». Elle relève un taux de signatures ou de conclusions d’accords « très élevé », ainsi qu’une hausse des tarifs dans « l’ensemble des produits alimentaires à forte composante de matière première agricole », les revalorisations s’échelonnant entre 0,7 et 2 %.