L’UFC-Que Choisir a saisi l’Anses et la DGCCRF sur les produits à base de soja, qui présenteraient des « teneurs particulièrement préoccupantes en phytoestrogènes ». Présentés comme des alternatives végétales à la protéine animale, ces produits pourraient de ce fait susciter, via les isoflavones, des perturbateurs endocriniens dangereux pour la santé humaine. L’association consumériste a testé 55 produits. Un certain nombre dépasseraient très largement la dose maximale « en une seule portion ».

Présidée par Olivier Clanchin (Triballat Noyal, Sojasun), l’association Sojaxa a répliqué d’abord en mettant en doute la méthode de l’UFC, se référant trop vaguement à « des travaux sur modèle animal récents ». Le risque de dépassement de l’apport quotidien en isoflavones proposé par l’Anses serait « rare ». Et de rappeler, par ailleurs, les atouts protéiques du soja. « Nous sommes à la disposition de l’Anses si celle-ci décide d’actualiser ce dossier », affirme Olivier Clanchin.

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B. J.