Si les ventes en grande distribution restent au ralenti (+ 0,3 % en cumul annuel au 9 septembre, dont + 1,5 % pour les PGC et le frais libre-service (FLS), + 0,3 % pour le frais traditionnel et - 3,1 % pour le non-alimentaire), le contexte reste favorable aux « petites » marques. Tandis que le chiffre d’affaires des grands groupes progresse de 1,1 % en PGC-FLS et celui des MDD de 0,6 %, les marques des ETI, PME et TPE sont en croissance de 5 %.

Ces dernières représentent désormais 21,9 % des ventes en valeur, soit un gain de 0,6 point sur un an, contre 45,1 % pour les grandes marques nationales (- 0,3 point) et 33,1 % pour les MDD (- 0,4). Selon Nielsen, « les TPE-ETI-PME expliquent 51 % de la croissance des GMS en 2018 » : 17 % pour les ETI (50 à 250 millions d’euros de chiffre d’affaires), 27 % pour les PME (deux à 50 millions) et 7 % pour les TPE (moins de deux millions), MDD et grands groupes réalisant 24 % et 25 % respectivement.

Le baromètre note de surcroît qu’en 2017, le nombre de TPE et PME fournissant la grande distribution a augmenté de 900 pour les premières (elles seraient 8 823) et de 176 pour les secondes (1 386). Elles profitent d’une augmentation de l’offre présentée en magasin et encore mériteraient-elles « une exposition linéaire plus conséquente », particulièrement les références de PME qui représentent 10 % des ventes pour seulement 8 % des mètres linéaires. « Elles constituent un vivier de différenciation pour les enseignes », note l’étude… tout comme les MDD qui, elles, stagnent à l’exception des références bio et premium, mais dont les deux tiers du chiffre d’affaires sont réalisés par des produits issus de TPE ou PME françaises.

Bonne nouvelle pour elles, la loi alimentation devrait leur être bénéfique en 2019 : le relèvement du SRP réduira les écarts de prix avec les grands groupes, l’encadrement des promotions privilégiera l’assortiment comme vecteur de différenciation et le réinvestissement « à prévoir » sur les MDD leur sera favorable.

B. J.