L’Ania a mis sur les rails la grande base de données des produits alimentaires français, fruit d’une collaboration avec le Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS), la Fondation Avril (pour l’amont agricole) et GS1 (à l’origine du Gencod), après l’avoir notamment annoncé lors du lancement de son manifeste « 1 000 jours pour manger mieux ».

Directement renseignée par les industriels agroalimentaires sur les fondements réglementaires de l’étiquetage des produits, cette plateforme a l’ambition de fournir la carte d’identité numérique de l’intégralité de l’offre alimentaire, avec des données vérifiées et mises à jour en temps réel. Outre la composition des produits, elle intégrera des informations sur les modes de production, la notation Nutri-Score, l’empreinte environnementale…

« L’alimentation personnalisée va dans le sens de l’Histoire, estime Daniel Nairaud, directeur général du FFAS (notre photo). Chacun mangera en fonction de son microbiote et de son génome, avec des outils numériques propres à accompagner une diète équilibrée correspondant à ses besoins. » Ouverte à tous, Num-Alim devrait constituer la « première brique » de la transition numérique du secteur agroalimentaire.

Offrant un catalogue numérique des aliments par leur « étiquetage digital », elle devrait éviter les approximations des applications en vogue actuellement mais alimentées sur la seule foi des consommateurs. Concentrée sur une trentaine de données non confidentielles, Num-Alim devrait permettre non seulement d’informer les consommateurs, mais également d’offrir une meilleure exposition aux TPE et PME et d’optimiser l’assortiment en magasin.

Dans le même mouvement sera créé, début 2019, INALim, l’Institut de l’alimentation, une société coopérative d’intérêt collectif permettant à toutes les organisations représentatives de l’ensemble de la chaîne alimentaire de participer à la démarche. Il s’agit d’organiser « une rencontre plus sereine de l’offre et de la demande alimentaire », résume Daniel Nairaud.

Le budget est estimé à 6,2 millions d’euros, supporté à parité par des fonds publics – dans le cadre des investissements d’avenir – et privés. Au mois de septembre 2019, la structure du catalogue numérique sera mise en place par GS1 pour pouvoir alors être alimentée par les industries agroalimentaires.

B. J.