« Depuis le début de la crise, les entreprises alimentaires (grands groupes, PME, ETI), partout en France, ont répondu présentes pour assurer leur mission : nourrir les Français. La chaîne alimentaire a tenu, sans rupture, sans pénurie, avec un esprit de solidarité entre tous les maillons de la filière, agriculteurs, transporteurs, entreprises et distributeurs », rappelait hier l’Ania, promettant que « les 17 000 entreprises alimentaires seront totalement mobilisées pour maintenir la production et l’approvisionnement des magasins ».

Et de préciser qu’elles avaient déjà anticipé d’éventuelles conditions de production et de logistique dégradées, dont :

- le renforcement de la supply chain sur les références les plus demandées,

- une organisation du travail en 3 x 8 et des process adaptés pour assurer la protection des salariés (rotation des équipes, renforcement des équipements de sécurité…),

- une anticipation sur la disponibilité et l’approvisionnement des matières premières qui entrent dans la composition des produits et des emballages,

- le renforcement du dialogue social à l’intérieur des entreprises et avec les acteurs de la filière.

Restent les conditions économiques… « Si de très nombreuses entreprises vont pouvoir maintenir leur activité et leurs emplois, d’autres dépendantes du marché de la consommation hors domicile ne pourront se relever si de nouvelles restrictions sont annoncées sans un soutien massif de l’État. Il est vital pour ces milliers d’entreprises que les mesures de soutien accordées par l’État au secteur de la restauration puissent s’appliquer aux entreprises alimentaires qui les fournissent », réclame l’Ania.

« La très grande majorité des produits alimentaires consommés par les Français sont fabriqués en France sur des sites de production qui emploient plus de 420 000 salariés. Des salariés engagés pour relever le défi que représente la continuité de la chaîne alimentaire, en qualité et quantité. La souveraineté alimentaire est plus que jamais une force pour notre pays », fait valoir son président, Richard Girardot.