Grâce à des exportations de produits transformés en hausse de 2,5 % (hors tabac), pour des importations ne progressant que de 1,2 %, l’excédent agroalimentaire de la France a augmenté de 10,3 % au premier semestre de l’année, atteignant près de 3,6 milliards d’euros pour les six premiers mois. Sur douze mois glissants, les exportations progressent de 1,9 %, à 63,4 milliards, et l’excédent de 14 %, à 7,5 milliards.

On remarque notamment la reprise de près de 17 % des ventes de viandes porcines, due à la peste porcine africaine dont la France est indemne, qui font redevenir ce secteur excédentaire, contrairement aux autres viandes et volailles. Si les exportations de la plupart des catégories ne marquent pas de progressions nettes, ce sont toujours les vins et spiritueux qui tirent l’ensemble, avec une croissance de 6,9 %. Leur excédent de 584 millions représente 1,7 fois le montant global du solde français. Autrement dit : sans eux, l’Hexagone serait déficitaire.

Le commerce extérieur agroalimentaire reste donc très tributaire des boissons qui en représentent plus d’un tiers. En outre, une partie de l’excédent peut également être mise à l’actif d’un marché intérieur atone, ne favorisant pas les importations. Cependant, comparée à l’année précédente où les exportations n’avaient progressé que de 0,1 %, la tendance devient plus favorable et ne rend que plus urgente la mise en place d’un plan d’actions vraiment efficace.

B. Jullien