Par les ministères de la Santé, de l’Économie, de l’Intérieur et de l’Alimentation, le gouvernement a confié à diverses inspections générales (finances, affaires sociales, administration et CGAAER) une mission pour proposer une amélioration des contrôles de la sécurité sanitaire des aliments. Déjà, plusieurs rapports ont été réalisés, par exemple émanant de la Cour des comptes ou de la mission parlementaire à la suite de l’affaire Lactalis. La lettre gouvernementale estime que « la complexité et le manque de lisibilité ont été soulignés à plusieurs reprises, posant la question d’une rationalisation des tâches ». En cause, entre autres mais sans doute en premier lieu, la définition des périmètres d’actions de la DGCCRF et de la DGAL.

C’est pourquoi les ministères demandent que plusieurs options soient notamment mises à l’étude : création d’une nouvelle entité ou rattachement à des entités existantes, modifications du périmètre des compétences opérationnelles, délégation de certains contrôles pour permettre de focaliser l’action des agents publics « sur les contrôles à plus haute valeur ajoutée ». La question du coût pour les finances publiques de ces options devra être évaluée, ainsi que leur financement, sans oublier l’impact sur l’efficacité de la gestion des alertes, par exemple en comparaison avec les systèmes mis en place dans d’autres États européens.

Les conclusions de cette « mission interinspections » sont attendues sous trois mois à compter du 25 avril, c’est-à-dire avant la fin du mois de juillet. Un premier bilan intermédiaire a aussi été demandé d’ici à un mois. Quelques jours avant cette décision, le Parlement européen avait approuvé de nouvelles dispositions adoptées par les ministres pour créer une base de données européenne des études commanditées par les entreprises, afin qu’aucune ne puisse être passée sous silence, leur divulgation devant toutefois protéger certaines données confidentielles comme les procédés de fabrication.