Malgré des exportations de produits transformés en très légère hausse, + 0,1 % à 47,1 milliards (hors tabac), l’excédent agroalimentaire français s’est rétracté de 5,1 % en 2018, à 7,2 milliards (toujours hors tabac). L’an dernier, les importations agroalimentaires hexagonales ont augmenté de 1,1 %, à près de 40 milliards. Les forces et faiblesses du secteur français perdurent en dépit de la prise de conscience progressive de cet enjeu.

Comme souvent, le commerce extérieur français est porté par les boissons (vins et spiritueux très majoritairement) dont les exportations ont augmenté de 2,4 % à près de 16,3 milliards. Mais leur solde a progressé moins rapidement, + 0,6 % à 12,3 milliards. Les produits laitiers et glaces accusent une baisse de leurs exportations, - 1,5 % à 6,5 milliards, ainsi que de leur excédent, - 8,3 % à près de 2,5 milliards. Les « autres produits » (épicerie principalement) ont diminué leurs ventes de 1,6 %, à 8,9 milliards, avec une chute de 32,1 % de leur solde à 328 millions. Avec le sucre (un milliard d’euros), ce sont les quatre grands postes excédentaires.

Le déficit français en viandes continue de se creuser de 17,1 %, à plus de 1,2 milliard, avec une baisse des exportations de 1,6 % (4,45 milliards). Les produits de la mer transformés maintiennent leurs positions, mais accusent un solde négatif supérieur à 3,2 milliards. De même, les fruits et légumes transformés, malgré des exportations en hausse de 3,2 %, perdent toujours près de 3 milliards. Globalement, Agreste note surtout l’aggravation du déficit national au sein de l’Union européenne, que ne parvient pas à compenser la progression favorable vis-à-vis des pays tiers. Plus généralement, le commerce extérieur agricole et agroalimentaire de la France a profité de la reprise des exportations de produits bruts, céréales en tête. Les exportations atteignent au total 62,3 milliards, pour un excédent de 6,85 milliards.

B. J.