« En Chine, nous avons clairement une image de marque à haute valeur ajoutée scientifique, haut de gamme, et associée à la France. Cela remonte à nos origines, rappelle Fei Luo, fondateur et PDG de Biostime, qui a inauguré deux nouvelles tours de séchage dans le Calvados avec Isigny-Sainte-Mère (voir RIA News n° 576). Créée en 1999, Biostime s'est, dès le départ, développée autour d'une technologie française avec un probiotique destiné à favoriser les défenses immunitaires des nourrissons. » 

Client de la coopérative d'Isigny depuis de nombreuses années, le chinois s'est engagé à porter ses achats de 8 000 à 18 000 tonnes par an (plus de 10 000 dès 2015) sur les 25 000 à 30 000 qu'il importe d'Europe. « Le "made in France" fait partie de l'ADN de notre marque dans l'esprit du consommateur chinois », précise Fei Luo.

Dans un pays aux vingt millions de naissances annuelles et où le prix de la boîte de lait infantile au détail oscille entre 20 et 45 euros, Biostime est devenue leader dans le segment haut de gamme à partir de 2008, sur fond de scandale de poudre de lait à la mélamine. Aujourd'hui, le lait infantile représente 85 % de ses 600 millions d'euros de chiffre d'affaires. Avec 3 500 salariés, près de 10 000 en comptant la force de vente, elle est le cinquième acteur du lait infantile en Chine, dont elle détient 6 % du marché.

Biostime va financer une campagne télévisée à 25 millions d'euros, à partir du 1er juillet, couvrant l'ensemble du territoire chinois, afin de mieux faire connaître son ancrage en Normandie. L'entreprise mise également sur l'assouplissement de la loi sur l'enfant unique et le réseau des pharmacies ainsi que sur la vente par Internet, qui se développe fortement.

Photo : Fei Luo, PDG de Biostime, avec Daniel Delahaye, directeur général d'Isigny-Sainte-Mère. Crédit : Cérès-Press