Le 19 juin dernier, le gouvernement proposait un pacte productif pour le plein-emploi. « Nous saisissons l’offre du Premier ministre », déclare Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, dans les locaux de laquelle – une première – elle tenait une conférence de presse avec Richard Girardot, président de l’Ania, et Dominique Chargé, président de Coop de France. « Notre agriculture brûle et nous regardons ailleurs », s’alarme-t-elle, paraphrasant le président Chirac dont on avait célébré les obsèques la veille. « Nous présentons une proposition coordonnée. La montée en gamme est nécessaire mais elle ne sera pas suffisante si la compétitivité ne suit pas ».

« Les clés de la réussite résident dans notre capacité à développer des logiques de filières cohérentes pour répondre à la demande des marchés », résume Dominique Chargé, « ce qui nécessite une inflexion de la politique gouvernementale ». « Notre premier gain de compétitivité proviendra de l’emploi », ajoute Richard Girardot : « il nous reste 21 000 postes à pourvoir dans l’industrie agroalimentaire, notamment pour les opérations de maintenance, les techniciens et ingénieurs en ligne ou la logistique ».

Les propositions contenues dans ce pacte sont nombreuses et variées. Leur nouveauté vient avant tout du fait que l’ensemble de la production agricole et agroalimentaire s’est fédéré pour les émettre. L’intégralité du Pacte productif.

L’Ania a, par ailleurs, déposé, avec huit autres organisations professionnelles (*), une requête en annulation devant le Conseil d’État à l’encontre du dispositif bonus-malus.

(*) Ania (Association nationale des industries alimentaires), Fédération de la plasturgie et des composites, FNB (Fédération nationale du bois), FNTR (Fédération nationale des transports routiers), FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs), SFIC (Syndicat français de l’industrie cimentière), TLF (Union des entreprises de transport et de logistique de France), UNIIC (Union nationale des industries de l’impression et de la communication), UNIDIS (Union intersecteurs papiers cartons pour le dialogue et l’ingénierie sociale).

Benoît Jullien