« Présente dans un foyer sur deux, essentiellement au petit déjeuner, Lactel connaît bien les familles », explique Anne Charlès-Pinault, directrice générale de la filiale du groupe Lactalis. « Le petit déjeuner est devenu un enjeu de société, avec un quart des enfants qui arrivent à l’école le ventre vide, ce qui a bien sûr des effets sur l’apprentissage et l’équilibre alimentaire. »

Après avoir déjà mobilisé ses salariés sur cet enjeu, Lactel se dote de sa fondation d’entreprise, avec un budget de 150 000 euros par an durant cinq années. Elle va mener de nouvelles actions, en partenariat avec le Secours Populaire notamment, proposant le kit « Yé yé yé » comportant un produit fruitier, un produit céréalier et un produit laitier.

Une dizaine de bénévoles du groupe y apportent leur concours : « tous les salariés sont aujourd’hui en quête de sens et donc fortement demandeurs », observe Caroline Roux, présidente de la fondation. « Notre action sera étrangère à tout objectif commercial mais en phase avec les recommandations du PNNS : deux produits laitiers par jour pour les adultes et trois ou quatre pour les enfants. » L’initiative se veut « complémentaire » du Collectif pour le petit déjeuner à la française lancée, entre autres, par Syndilait.