Après la découverte d’un premier cas de peste porcine africaine en Allemagne, cinq nouvelles contaminations ont été détectées sur des sangliers dans le land de Brandebourg, près de la frontière polonaise. Le Japon, la Chine et la Corée du Sud, suivis par le Brésil et l’Argentine ont suspendu leurs importations de porc allemand. Le gouvernement tente d’obtenir que ces interdictions ne touchent que les expéditions provenant des régions touchées.

Exportant près de 800 000 tonnes de viandes porcines vers la Chine par an, l’Allemagne y avait doublé ses ventes durant les quatre premiers mois de l’année. Les prix du porc allemand ont déjà baissé de 20 centimes du kilo cette semaine. L’afflux de porcs allemands sur le marché européen risque bien sûr de déstabiliser ce dernier et d’entraîner les cours à la baisse. Déjà, la FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Bretagne appellent les industriels à acheter français, même si la demande chinoise pourrait se reporter vers d’autres origines que l’allemande.

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