Lundi 11 janvier à midi, on dénombrait 197 foyers d’influenza aviaire en France, dont 170 dans les Landes, sept dans les Pyrénées-Atlantiques, six dans le Gers et deux dans les Hautes-Pyrénées. Étant donné la propagation rapide du virus, le ministère de l’Agriculture a ordonné un dépeuplement des élevages de volailles dans un rayon de cinq kilomètres autour des foyers ainsi que l’interdiction de tout mouvement d’animaux dans un rayon de vingt kilomètres. Cinq abattoirs ont été réquisitionnés pour cela, en sorte que 700 000 animaux avaient déjà été abattus mardi.

Julien Denormandie a, lors de ses vœux à la presse, appelé tous les Français a continuer de consommer « des volailles, des œufs ou du foie gras », le virus n’étant pas transmissible à l’homme par ingestion. Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a également réfuté un éventuel manque de coordination entre ses services dans la lutte contre l’épizootie, alors que le Cifog – l’interprofession du foie gras – en avait appelé au « renforcement des moyens de l’État sur le terrain ».

Déjà, la Chine a fermé ses frontières aux volailles françaises. Le ministère de l’Économie poursuit ses discussions avec les autorités chinoises afin que ces dernières reconnaissent la notion de zonage, déjà en discussion dans le secteur du porc pour la peste porcine africaine, afin de limiter l’embargo aux seules zones touchées par le virus.