Le commerce extérieur agroalimentaire de la France a bien sûr souffert de la crise du Covid-19 en 2020, mais sa dégradation s’est ralentie par rapport au constat qu’on pouvait dresser après les huit premiers mois de l’année.

Hors tabac (comme pour tous les chiffres qui suivront), les importations de produits transformés ont diminué de 2,8 %, à un peu plus de 40 milliards d’euros. Les exportations ont davantage régressé : - 4,4 %, à près de 46,4 milliards. De ce fait, le solde s’est contracté de 13,7 %, perdant presque un milliard, pour atteindre 6,2 milliards ; une chute exclusivement causée par les échanges avec les pays tiers.

Parmi les fortes baisses, les ventes françaises de volailles ont reculé de 13,8 % et celles de viande bovine de 6,7 %. Mais ce sont surtout les vins (- 10,8 %) et les spiritueux (- 19,1 %) qui ont pâti non seulement de la conjoncture mondiale mais également du contentieux commercial avec les États-Unis. Les premiers ont perdu à eux seuls un milliard d’excédent et les seconds, près de 800 millions.

La plupart des soldes commerciaux ont diminué, à l’exception de la viande porcine, des produits laitiers et des produits d’épicerie qui s’avèrent d’ailleurs excédentaires. En revanche, bon nombre de déficits perdurent même s’ils se sont un peu améliorés l’an dernier. C’est notamment le cas des produits de la mer ou des fruits et légumes transformés, des huiles et corps gras ou de la chocolaterie-confiserie.

L’ensemble des exportations agricoles et agroalimentaires françaises ont diminué de 3,5 %, à un peu plus de 62 milliards, pour des importations en baisse de 1,5 % seulement, à 54,1 milliards, de sorte que l’excédent commercial français a diminué de 15,6 %, passant de 9 à 7,6 milliards.

B. J.