Ce n’est pas la première marque alimentaire à l’adopter… « mais ce n’est pas non plus la dernière ! » tempère Éric Le Cerf, PDG de Kellogg’s France qui vient d’annoncer son engagement à apposer le Nutri-Score sur l’ensemble de ses emballages de céréales et de barres pour petit déjeuner d’ici à deux ans.

À ce jour, sur ses 67 recettes vendues en France, 16 % afficheront la note A, 9 %, la note B, 39 %, la note C, 35 % la note D et une seule, la note E. Depuis dix ans, la marque a diminué de 9 %, en moyenne, ses taux de sucre et de sel, redressé de 8 % ses taux de fibres et augmenté de 29 % son recours à des céréales complètes.

Outre des engagements en matière agricole (avec le programme Origins) et environnementale, Éric Le Cerf voit dans cet effort de transparence une contribution à « la transition alimentaire qui est une opportunité essentielle pour dépasser la dialectique de la seule guerre des prix en remettant le produit au cœur de la relation commerciale ».

Au passage, Kellogg’s signe dix nouvelles références en ce début d’année : la gamme Extra est développée sans sucres ajoutés (note A) ainsi qu’en bio et sans huile de palme (note C) ; Special K accueille Protein, deux références (A et C) apportant davantage de protéines végétales ; Coco Pops est déclinée en version « white » au chocolat blanc (C).

En 2019, Kellogg’s France a réalisé 325 millions d’euros de chiffre d’affaires, en stabilité par rapport à l’année précédente. 70 % proviennent des céréales, 10 %, des barres et 20 %, de la marque Pringles, rachetée par le groupe américain à Procter & Gamble en 2012 et, pour le moment, non concernée par ce passage au Nutri-Score. Le marché des céréales pour petit déjeuner a diminué de 2,5 % en volume l’an dernier, pour une légère régression en valeur de - 0,5 % (contre - 1,5 % en 2018).

B. J.