Foodwatch ne désarme pas, déchaînant ses foudres contre l’industrie agroalimentaire au-delà de ses premières actions – la dénonciation des étiquetages trompeurs sur les packagings – en les élargissant à la composition des aliments ou à la publicité.

L’association vient ainsi de relancer son « Calendrier du vent » inauguré l’an dernier. Inspiré du calendrier de l’Avent, il dévoile chaque jour, du 1er au 24 décembre, une « arnaque sur l’étiquette », réparties en six catégories : le « made in France », les additifs « controversés » sur des produits « soi-disant qualitatifs », l’huile de palme « masquée », les promesses d’ingrédients présents en quantité « ridicule », le prix, et l’emballage surdimensionné. Des marques comme Guyader, Monique Ranou, Isigny Sainte-Mère, Le Gaulois, Labeyrie, Fleury Michon, Maille, Marque Repère, etc., sont ainsi montrées du doigt. L’an dernier, cinq fabricants avaient modifié leur étiquette en tenant compte de ces alertes Foodwatch : le miel Vacher, l’huile d’olive Cirio, le pain d’épices Brossard, des charcuteries Montagne Noire et du saumon fumé Guyader.

Peu de temps avant, Foodwatch était montée au créneau pour protester contre le virulent courrier envoyé à Yuka par les avocats de la Fict, reprochant à l’application de proposer de signer une pétition contre les nitrites ajoutés et de noter trop défavorablement, selon la fédération, les produits de charcuterie. Depuis, cette pétition a de nouveau reçu le soutien du professeur Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, qui s’y était associé avec Foodwatch. Rappelons qu’une mission d’information de l’Assemblée nationale s’apprête à rendre un avis sur la question, tandis que celui de l’Anses est également attendu.

Et ce n’est pas tout ! Foodwatch s’est aussi insurgée contre un courrier de l’Ania adressé au gouvernement pour s’opposer à la proposition de la Convention citoyenne pour le climat visant à interdire la publicité pour les produits « proscrits » par le PNNS. Estimant que celle-ci n’avait rien à voir avec le climat, l’Ania rappelait sa préférence pour la co-régulation des acteurs avec leur charte signée sous l’égide du CSA.

B. J.