La très controversée Foodwatch prolonge son opération « Arnaques sur l’étiquette » en lançant, ce mois-ci, un « calendrier du vent », remplaçant le traditionnel calendrier de l’Avent. Objectif : dénoncer le « bluff » de certains produits festifs durant une « période idéale pour induire les consommateurs-trices en erreur ». D’aucuns, à l’instar de Richard Girardot, le président de l’Ania, s’insurgeront contre ce « food bashing écœurant » venu d’une redresseuse de torts au savoir-faire médiatique, si ce n’est scientifique, incontestable.

L’association n’y va pas en effet avec le dos de la cuillère. Elle a ainsi traqué différents manquements, selon elle, sur l’origine – Guyader évoquant imprudemment un saumon fumé « pêché » en Écosse alors qu’il y a été probablement seulement élevé –, la présence d’additifs controversés, des visuels trop vendeurs pour augmenter le prix de vente, l’huile de palme, les résidus d’insectes.

Bon nombre de marques en prennent pour leur grade (Tipiak, Picard, Maille, Lu, Delpeyrat, Labeyrie, Brossard, Fleury Michon, Nestlé, Ferrero…) sans que beaucoup n’y aient pour l’heure répondu. Car l’association pourra décerner à certaines la mention « Bientôt plus transparent » si elles s’engagent en rentrer dans les clous.

C’est déjà le cas pour le miel de montagne bio de Famille Vacher qui provient du Chili. « Après avoir échangé avec la Famille Vacher, l’entreprise s’est engagée à changer son étiquetage pour plus de transparence. Ainsi sur le couvercle de tous les miels d’import de la marque sera désormais inscrit « origine non française : voir au dos » et l’adresse de l’entreprise sera reportée à l’arrière du pot (pour éviter de laisser penser que la production de ce miel est en France). » Mais d’avertir cependant : « nous attendons la confirmation des nouvelles étiquettes, que nous partagerons sur cette page ».

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Benoît Jullien