« La France perd des parts de marché à l'export, alors que la consommation augmente dans le monde entier, surtout dans les pays émergents ». C'est à partir de ce constat paradoxal qu'InVivo a décidé de constituer un pôle vinsex nihilo. En trois semaines, le groupe coopératif a conclu trois accords importants : un partenariat avec Vinadeis, l'acquisition de Cordier Mestrezat Grands Crus (aux côtés de Vinadeis, qui en conserve 22 %) et le rachat des Vignobles du Soleil.

« Nous avons affiché il y a un an notre volonté d'investir dans l'agroalimentaire, rappelle Thierry Blandinières, directeur général d'InVivo. En créant des marques de notoriété internationale, nous serons capables de reconquérir les marchés à l'export. C'est pourquoi nous souhaitons fédérer d'autres coopératives autour de cet ambitieux projet. » Objectif : 500 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici à cinq ans.

Cordier Mestrezat réalise 40 millions d'euros de chiffre d'affaires, Vignobles du Soleil, 35 millions, et surtout Vinadeis (ex-Val d'Orbieu-Uccoar), 268 millions. Ce dernier devrait d'une manière ou d'une autre participer à l'ensemble, Bertrand Girard, également président du directoire du groupe Vinadeis, ayant d'ailleurs été nommé directeur général d'InVivo Wine. Mais auparavant, une assemblée générale des coopérateurs devra ratifier l'évolution statutaire du groupe pour le permettre.

Depuis qu'il a pris les rênes d'InVivo, Thierry Blandinières a déjà lancé le groupe dans la distribution alimentaire avec Frais d'Ici (voir RIA News n° 545) et poursuivi son expansion dans les aliments pour animaux domestiques dans les pays émergents. Il avait déjà accompli la diversification de Maïsadour auparavant.

De gauche à droite: Thierry Blandinières, directeur général d'InVivo, Philippe Mangin, président, et Bertrand Girard, directeur général d'InVivo Wine. Crédit photo: X. Popy/REA