Avant de réaliser la fusion pure et simple des deux groupes coopératifs dans un an, l’Union Eureden vient d’être validée par leurs délégués. Même si la Bretagne reste son « ancrage territorial revendiqué », l’international est désormais présenté comme « un enjeu déterminant » pour « conquérir de nouveaux marchés ou atteindre la taille critique ».

Le nouveau groupe réunira 20 000 agriculteurs et 9 000 salariés. Il privilégiera une organisation décentralisée, avec une « Maison commune » à Quimperlé, dans le Finistère, qui inaugurera de « nouvelles formes d’organisation du travail », sans bureaux mais avec des espaces de co-working ou une salle de créativité.

Eureden s’engage à répondre à quatre tendances majeures : l’évolution des modes de consommation, les attentes en termes de pratiques agricoles et de protection de l’environnement, l’évolution des modèles de distribution et le développement du digital. Ses métiers seront pilotés par sept sections spécialisées : légumes, porcs, œufs, volaille de chair, bovins, lait et céréales.

Dépassant les trois milliards d’euros de chiffre d’affaires, le nouveau groupe coopératif se hissera à la septième place du secteur, avec des marques comme D’aucy en légumes, Paysan breton en légumes et en produits laitiers (dans ce cas partagé avec Even et Terrena dans Laïta), Ronsard en volailles, Cocotine en ovoproduits… Objectif : cinq milliards d’euros de ventes d’ici à cinq ans.