«La distanciation croissante des consommateurs vis-à-vis des producteurs et des produits alimentaires se traduit par un besoin accru de transparence, d’informations mais aussi par une recherche de proximité, de lien social, une volonté de reprendre en main leur alimentation », analyse une note du centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture de mars 2018. Alors que, selon une récente étude de Kantar Wolrdpanel, seuls 28 % des Français ont encore confiance dans les marques, soit cinq points de moins qu’en 2013, le succès d’une application comme Yuka confirme le besoin de réassurance du grand public. Ainsi, dans un xxie siècle toujours plus digitalisé, la transparence est devenue une exigence incontournable.

Mais comment faire de cette exigence un atout ? C’est ce que tente de faire l’Ania avec le projet Num-Alim, qui vise à devenir « la première plateforme numérique de données fiables et exhaustives sur les produits alimentaires ». Elle accueillera, en plus des informations classiques sur la composition, des données sur l’origine des ingrédients, les labellisations et empreintes environnementales ainsi que des données sur les conditions de fabrication. Autant d’éléments qui permettront de valoriser les démarches qualité mises en place par les filières.

D’autres outils sont en train de voir le jour. C’est le cas de la plateforme SGS Transparency-One utilisée par Intermarché (lire p. 67), qui permet au Groupement des Mousquetaires de cartographier l’intégralité de ses chaînes d’approvisionnement en produits bio à marque propre, en remontant jusqu’à l’origine des ingrédients primaires. Une façon d’allier transparence et conformité produit.