Les consommateurs français sont inquiets et 79 % d’entre eux jugent probable le risque que les aliments nuisent à leur santé. Ils considèrent même que tout ce qui est lié à l’industrialisation présente des risques. Face à cette situation, les entreprises agroalimentaires se mobilisent pour redevenir des acteurs dignes de confiance. Cette volonté a été particulièrement visible lors du dernier Salon de l’agriculture. De nombreux acteurs ont présenté leurs démarches « zéro résidu de pesticides », en fruits et légumes ou dans le secteur des cé­réales (lire page 8). Le principe retenu consiste à trouver des techniques culturales alternatives (variétés résistantes, biocontrôle, etc.), à en contractualiser la mise en œuvre avec des producteurs puis à en faire vérifier les résultats par des analyses en laboratoire, réalisées par un prestataire indépendant. Le label ainsi validé s’affiche alors fièrement sur les emballages.

Avec monagriculteur.coop, la coopérative Terrena a été particulièrement innovante. Elle garantit au consommateur une transparence détaillée sur l’agriculteur, les conditions d’élevage et le circuit suivi par le produit qu’il vient d’acheter. Un simple scan du code-barres et la saisie du numéro de lot donne accès à l’identification et à la localisation du producteur à l’origine du produit. Une chronologie des opérations renseignée par l’agriculteur lui assure un suivi au jour le jour du poulet La Nouvelle Agriculture qu’il retrouve dans son assiette. On y découvre les différents actes réalisés : préparation du poulailler, arrivée des poussins, alimentation, soin des animaux… Autant de détails qui valorisent les bonnes pratiques de l’éleveur et « humanisent » le produit.