L’Ademe vient de faire connaître les premiers enseignements de son étude consacrée au gaspillage alimentaire au stade de la transformation industrielle. Après avoir sélectionné 19 sites, et plus spécialement une ou deux lignes en leur sein, les auteurs ont établi un diagnostic initial afin d’évaluer les pertes en termes de poids et de coûts, d’en calculer leur impact environnemental et d’en identifier les causes afin d’y remédier. Deux grands axes d’actions étaient visés, soit par réduction du gaspillage, soit par valorisation des pertes.

Finalement, dix domaines de plans d’actions ont émergé :

- optimisation des process (par exemple, arrêt de l’épluchage des certains légumes chez Soup’Idéal) ;

- recherche de nouvelles valorisations (par exemple sur celle des pertes matières dans les contenants pleins en déconditionnant et en consolidant une filière de compostage) ;

- investissement en matériel (Jacquet Brossard a changé un jeu de moules pour réduire la taille des talons exclus au tranchage) ;

- amélioration du suivi et du pilotage des pertes (analyse des non-conformités chez Mademoiselle Desserts) ;

- travaux de maintenance (prévention des problèmes d’étalage et de convoyage au niveau des rotofours chez Crêperie Jarnoux) ;

- optimisation des prélèvements et exigences qualité (réduction du nombre de sacs écartés chez Alpina Savoie) ;

- sensibilisation et formation du personnel (pressage manuel à la Société Fromagère du Livradois) ;

- optimisation de l’ordonnancement (changement de séries chez Excellence Chocolaterie) ;

- approfondissement du diagnostic (précision de la mesure des pertes chez Nestlé Sitpa) ;

- remise en cause des exigences clients (limitation des matières premières obsolètes chez Soup’Idéal).

Un suivi et un pilotage de ces plans ont permis d’établir leur bilan complet.

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