Un temps membre des fameuses « big six » qui tentaient de promouvoir un étiquetage nutritionnel alternatif, Nestlé s’est définitivement rallié au Nutri-Score en annonçant qu’il allait le déployer dès le premier semestre prochain dans cinq pays d’Europe : Allemagne, Autriche, Belgique, France et Suisse. L’ensemble de ses produits devrait l’arborer d’ici à deux ans. D’autres pays pourront être concernés quand ces derniers se rallieront au système.

Pour l’heure, il va s’appliquer sur les céréales pour petit déjeuner, les poudres Nesquik, les pizzas Buitoni, les aides culinaires Maggi, le chocolat Kit Kat ou encore le Bon Végétal d’Herta. Le groupe précise que les produits pour bébé ne peuvent l’utiliser, répondant à une réglementation qui leur est propre. « Nutri-Score nous motivera et nous aidera à mesurer nos progrès », explique Marco Settembri, CEO de Nestlé Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord.

De son côté, Leclerc accélère également en le promettant sur l’intégralité de ses MDD en drive ainsi que sur toutes les marques « ayant communiqué les informations nécessaires ». À ce jour, 60 % des produits alimentaires proposés sur son site sont porteurs du logo et les consommateurs pourront appliquer ce critère comme filtre dans leur sélection. Pour les produits dont les fournisseurs n’auront pas donné l’information, le score sera grisé à l’écran. « Qui peut encore s’opposer au Nutri-Score ? Les consommateurs sont intelligents. Si une friandise ressort « rouge », c’est juste une invitation à ne pas se gaver. Même en mode « alerte », Nutri-Score est avant tout un guide et une incitation à mieux produire et à mieux s’alimenter », plaide Michel-Édouard Leclerc.

Enfin, le leader de la restauration collective en France, Elior, lance son expérimentation sur deux sites parisiens. Les méthodes de calcul vont être adaptées aux plats préparés dans ses cuisines et restaurants d’entreprise, avec l’aide du Pr Hercberg et du Dr Julia dans le cadre d’un appel d’offres lancé par le ministère de la Santé.

B. J.