« Nous avons accompli des progrès sur l’ensemble de nos priorités stratégiques en 2017 », se félicite Cécile Cabanis, directrice générale finances de Danone. Avec une accélération de sa croissance au second semestre 2017, le groupe a enregistré l’an dernier une augmentation de son chiffre d’affaires de 2,5 %, en données comparables, à près de 24,7 milliards d’euros. Il a gagné 0,7 point de marge opérationnelle courante, à 14,36 %. Et son résultat net affiche une hausse de 42,6 %, à 2,45 milliards, notamment grâce à la plus-value réalisée sur la cession de Stonyfield à Lactalis (voir RIA News n°669). Cette année, la vente des deux tiers de sa participation dans Yakult (voir RIA News n°694) devra contribuer à son désendettement.

Pourtant, l’exercice 2017 s’est déroulé dans un environnement marqué par la volatilité et l’inflation : hausse des prix du lait et du pétrole, impact du Brexit sur le marché britannique, difficultés sur certains marchés émergents, au Brésil notamment. « La volatilité est devenue la norme, explique Cécile Cabanis, elle se trouve donc désormais au cœur de notre modèle ». Quant au contenu de ce modèle, « nous avons consolidé notre portefeuille de produits sains, avec 88 % de nos volumes de ventes réalisés avec des produits recommandés pour une consommation quotidienne ».

D’ailleurs, le point faible de Danone, les produits laitiers frais – auxquels s’ajoutent les produits végétaux depuis l’intégration de WhiteWave – serait en passe d’être résorbé. Emmanuel Faber, désormais président-directeur général du groupe, confirme une « accélération graduelle de la croissance. Le redressement d’Activia se verra dans nos chiffres en 2018 et Actimel va mieux, promet-il, précisant : je ne crois pas en la commoditisation des produits laitiers frais en Europe ».

Le patron du numéro un français veut surtout placer Danone sous la bannière de la durabilité. Danone a renégocié un crédit syndiqué de deux milliards d’euros pour que son taux d’intérêt soit notamment déterminé par sa performance sociétale, dont le rythme de ses accréditations B Corp. Déjà, cinq entités du groupe ont obtenu cette accréditation. Par ailleurs, le groupe vient d’annoncer son intention de lancer des gammes bio en France. Cette année, six marques seront déjà concernées : Blédina, Danone, Danino, Évian, Volvic et Alpro. Autre nouveau fer de lance du groupe, sa nouvelle structure d’incubation, Danone Manifesto Venture a réalisé cinq investissements durant le précédent exercice. Enfin, le plan « protein » lancé l’an dernier (voir RIA News n°649) devrait dégager un milliard d’euros d’économies.