Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et de Finances, ont réuni des représentants de l’industrie agroalimentaire et de la distribution, mardi 10 mars, pour faire le point sur la crise du coronavirus. Leur communiqué se veut rassurant quant à la capacité de maintenir l’approvisionnement alimentaire des Français : « producteurs, industriels et distributeurs sont en ordre de marche pour faire face à l’augmentation des achats constatée ces deux dernières semaines ». À cette occasion, l’Ania, la Coopération Agricole et la FNSEA ont même écrit un communiqué commun avec la FCD pour témoigner de la mobilisation des filières alimentaires.

De fait, les chiffres communiqués par Nielsen la semaine dernière ont poursuivi sur leur lancée durant la semaine du 2 au 8 mars. Les ventes en hyper et supermarchés ont alors globalement augmenté de 5,6 % en valeur, après une hausse de 5,8 % la semaine du 24 février au 1er mars dans les seuls magasins physiques. Les produits d’épicerie restent la catégorie la plus recherchée (+ 21,1 %), devant les aliments pour animaux (+ 14,1 %) ou les surgelés (+ 9,4 %). Le samedi 7 mars, on constatait de nouveau des ruptures fréquentes en magasins.

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Par ailleurs, les consommateurs se tournent davantage vers le e-commerce (drive et livraison à domicile) dont les ventes augmentaient de 15,6 % la semaine précédente. Nielsen a également observé une « sur-réaction des consommateurs franciliens » dont le recours au drive a alors bondi de 45 %. En revanche, la fréquentation des centres commerciaux a diminué de 3,6 % selon le Conseil national des centres commerciaux.