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Compétitivité des produits laitiers : la France en tête de classement

Compétitivité des produits laitiers : la France en tête de classement

Cette étude compare les facteurs de compétitivité de la filière laitière française avec douze de ses principaux concurrents mondiaux. Elle porte sur les données de l’année 2019.

La filière lait de vache se caractérise par l’importance des échanges sur le marché mondial, sur lequel quelques grands producteurs et exportateurs de produits laitiers sont en concurrence directe. La position de la filière laitière française par rapport à ses concurrents est suivie au fil des années par une veille internationale de compétitivité, réalisée par Agrex Consulting pour FranceAgriMer. La démarche suivie repose sur une approche globale et méthodique avec l’examen de 7 axes et 40 facteurs de compétitivité des filières de 13 pays concurrents.

Principaux résultats

En 2019, la France conserve la première place du classement, bien qu’elle ne soit en tête sur aucun des 7 axes de compétitivité. La Nouvelle-Zélande retrouve la 2e place aux dépens des Pays-Bas, qui descendent sur la 3e marche du podium. Comme en 2018, l’Irlande est au pied du podium.

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Les atouts de la France résident dans son maillon aval, des industries laitières bien développées à l’étranger, une bonne diversité et une haute qualité des produits laitiers commercialisés, un bon niveau de recherche, un large panel de clients sur le marché mondial… Néanmoins, le pays a été touché à plusieurs reprises ces dernières années par des épisodes de sécheresse qui ont affecté le maillon production. La France est également soumise à des pressions sociale et environnementale fortes.

La Nouvelle-Zélande s’affirme grâce à son haut niveau d’exportation, favorisé par une nouvelle dépréciation du dollar néo-zélandais en 2019. La filière laitière pèse pour plus de 50 % dans les exportations agroalimentaires du pays. En revanche, la filière s’appuie sur des structures d’exploitation de taille très importante, ce qui a ses limites : les éleveurs néo-zélandais sont confrontés à un fort niveau d’endettement et des difficultés pour transmettre leurs exploitations.

Les Pays-Bas se positionnent dans le groupe des trois leaders mondiaux en matière d’exportations de produits laitiers. Les volumes exportés sont, par ailleurs, en constante augmentation depuis 2015. Le pays fait cependant face à des contraintes environnementales croissantes, ce qui a conduit la filière néerlandaise à revoir son système d’élevage et à diminuer sa production depuis 2017.

En conclusion : sans être leader sur un axe en particulier, la France confirme les forces de sa filière laitière en 2019, comparativement à douze de ses concurrents. Les exportations françaises de produits laitiers se sont d’ailleurs redressées en 2019. La situation reste toutefois fragile dans un contexte international de plus en plus volatile, notamment en période de crise (y compris sanitaire comme en 2020) et donc de plus en plus compétitif.

Source : FranceAgriMer

Méthodologie retenue

Dans cette nouvelle édition de la veille internationale publiée par FranceAgriMer, la France et douze de ses principaux concurrents sur le marché mondial des produits au lait de vache sont retenus : cinq pays tiers, Argentine, Australie, Brésil, États-Unis et Nouvelle-Zélande, et sept pays de l’Union européenne, Allemagne, Danemark, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne et Royaume-Uni.

Treize marchés porteurs ont été identifiés comme des importateurs de première importance ou émergents. Ils constituent à ce titre des axes de développement stratégiques pour les filières laitières des pays producteurs et assurent des débouchés importants sur le moyen ou long terme. Il s’agit du Nigéria, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie pour l’Afrique, des Émirats arabes unis pour le Proche et Moyen Orient, du Brésil, du Mexique et des États-Unis pour le continent américain, du Japon, de la Chine et de l’Indonésie pour l’Asie, de l’Union européenne (Royaume-Uni inclus) et de la Russie pour le continent européen.

La compétitivité de chacun des pays est mesurée grâce à 40 indicateurs répartis sur 7 axes : macroéconomie, maîtrise des facteurs naturels et durabilité des ressources, potentiel de production laitière, capacité d’organisation des filières, maîtrise technologique de la fabrication des produits, portefeuille des marchés et capacité des opérateurs à conquérir les marchés. Au total, les pays obtiennent une note sur 1 000 points, reflétant leur niveau de compétitivité sur le marché mondial.

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