Interrogé par RIA dans son numéro de janvier 2019, Christophe Monnier, directeur du département agroalimentaire chez Business France explique que c’est « le secteur des boissons qui serait le plus exposé à une séparation sans accord avec le Royaume-Uni ». Les menaces potentielles sont, selon lui, « l’instauration de droits de douane, des procédures d’importation plus complexes ou plus lentes et une probable dévaluation de la livre sterling ».

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Pour Antoine Leccia, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS), « cette décision, qui fait apparaître désormais le spectre d’un No deal, pourrait s’avérer lourde de conséquences pour l’économie et les citoyens des deux parties ».

« Le Royaume-Uni est le second client de la France pour nos ventes de vins et spiritueux. Mais la France est également un importateur important de spiritueux britanniques. Ce vote porte préjudice à une relation commerciale historique et fructueuse entre nos deux pays. Il place toutes nos entreprises dans une situation d’incertitude totale sur les règles qui devront régir le commerce bilatéral à compter du 30 mars 2019, explique-t-il. Nous ne pouvons qu’appeler une nouvelle fois les responsables politiques britanniques et européens à mettre en œuvre tout ce qui est possible pour trouver une solution politique alternative d’ici au 29 mars prochain ».

Il ajoute : « Dans le même temps, il est indispensable que, tant du côté britannique que français et européen, les autorités compétentes précisent et informent au plus vite les entreprises des nouvelles règles et modalités qui devraient s’appliquer à partir du 30 mars prochain afin qu’elles puissent s’y adapter dans les meilleurs délais. Tous les moyens humains et techniques nécessaires doivent être mis en œuvre pour assurer du mieux possible la fluidité des échanges et la pérennité des activités économiques entre la France et le Royaume-Uni. En lien avec les administrations françaises compétentes, la FEVS va poursuivre le travail entamé depuis plusieurs mois pour accompagner les entreprises françaises du secteur et leur apporter tous les éléments nécessaires pour faire face à cette situation complexe et inédite. »

Des outils pour anticiper

C’est ainsi que, dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et dans le contexte de la nécessaire préparation des entreprises à cette échéance, le gouvernement a mis en ligne :

* Un portail interministériel du gouvernement sur le Brexit : https ://brexit.gouv.fr

* Une page Brexit sur le site Internet du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : http://agriculture.gouv.fr/brexit