Alors que le premier trimestre de l’année était déjà en « léger recul », la production des IAA françaises a diminué en volume de 6,2 % au deuxième trimestre selon l’Insee. Sur un an, elle aura diminué de 6,9 % à fin juin, avec un recul de 24,9 % des boissons et de 3,5 % des produits alimentaires, une baisse toutefois « limitée par rapport à l’industrie manufacturière dans son ensemble dont l’activité a chuté de 25 % sur un an », note Agreste.

Si cette baisse reste donc « modérée », il faut toutefois remonter à 2005 pour retrouver un niveau de production trimestriel comparable. Certes, la production de viande et de produits à base de viande, soit près d’un quart du total, a légèrement augmenté au deuxième trimestre. Mais les autres secteurs affichent des replis : - 1,3 % pour les produits laitiers par exemple.

On sait que la consommation alimentaire à domicile a profité du confinement mais les ventes en RHD ont connu un contexte très défavorable. En outre, les exportations ont également souffert, engendrant un « repli » de l’excédent commercial des IAA de - 44,1 % en valeur au deuxième trimestre. Par ailleurs, les prix à la production se sont contractés de 0,5 % sur cette période, « pour la première fois depuis le premier trimestre 2018 », bien qu’en glissement annuel, ils aient continué à progresser de 0,4 %.

Résultat, le chiffre d’affaires agroalimentaire a baissé de 7,8 % au deuxième trimestre, et ce dans tous les secteurs.